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Musique : Notes de bas de page #3

La tragédie apparaît à Athènes au ve siècle av. J.-C.. Elle est représentée dans le cadre des fêtes de Dionysos (les Dionysies). Elle met en scène des personnages de rang noble, impuissants face aux forces supérieures : les Dieux généralement.

Dans ce passage, Nietzsche décrit la musique comme une affirmation de la vie, une expression d’un vouloir vivre ensemble universel et primitif. C’est une libération, un refus de l’abnégation ou du renoncement, un pas vers le bonheur.

« Sous le charme de Dionysos, ce n’est pas seulement l’alliance de l’homme avec l’homme qui est de nouveau scellée; la nature aliénée, ennemie ou asservie, célèbre elle aussi sa réconciliation avec son enfant prodigue, l’homme. Spontanément, la terre dispense ses dons, et les bêtes fauves des rochers et du désert s’approchent pacifiquement. Le char de Dionysos se couvre de fleurs et de couronnes : on y attèle des panthères et des tigres. (…) Alors l’esclave est libre, alors se brisent toutes les barrières rigides et hostiles que la misère, l’arbitraire ou la « mode insolente » ont établies entre les hommes. Maintenant, par l’évangile de l’harmonie universelle, chacun se sent, non seulement réuni, réconcilié, fondu avec son prochain, mais il fait un avec tous, comme si le voile de Maïa s’était déchiré et qu’il n’en flottait plus que des lambeaux devant le mystère de l’Un-originaire. Par le chant et la danse, l’homme manifeste son appartenance à une communauté supérieure : il a désappris de marcher et de parler, il est sur le point de s’envoler dans les airs, en dansant. Ses gestes disent son ensorcellement. De même que maintenant les animaux parlent et que la terre produit du lait et du miel, la voix de l’homme, elle aussi, résonne comme quelque chose de surnaturel : il se sent Dieu ; son allure est aussi noble et pleine d’extase que celle des dieux qu’il a vus dans ses rêves. L’homme n’est plus artiste, il est devenu œuvre d’art. »

La Naissance de la tragédie Nietzsche.

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les titres joués :

Deep Listening Band (USA) – Cannery Row (Taiga records – 2008)
Aphex Twin (UK) – Kladfvgbung Micshk (Warp – 2001)
Green Velvet (USA) – Abduction (Music Man Records – 1999)
Seth Troxler, Shaun Reeves (USA) – Mr. Utalkin (Raum…Musik – 2008)
Cylob (UK) – Kable Kar (Cylob Industries – 2008)
Arpanet (USA) – EPR Effect (Rephlex – 2005)
PLO Man (Allemagne) – Nearly Invisible (Acting Press – 2015)
Plaid (UK) – Quick Emix (Warp – 2003)
Four Tet (UK) – Peace For Earth (Text Records – 2012)
The Wind-Up Bird (USA) – Voice & Sine Wave (Music Fellowship – 2004)
Boards Of Canada (Ecosse) – Reach For The Dead (Warp – 2013)
Papouasie Nouvelle-Guinée – Basses Terres (Les Koubos) (Frémeaux & Associés – 2005)
I:Cube (France) – Sequence III (Versatile Records – 2015)
Women Artists Of Lake Sebu (Philippines) – Lingon : Semgulang (Buda Records – 2007)
Red Snapper (UK) – Last One (Warp – 1996)
Mykki Blanco (USA) – Wavvy (UNO – 2012)
Suicide (USA) – Ghost Ridder (Red Stars Records – 1977)
Pow! (USA) – Liquid Daydream (Castle Face – 2015)
New Order (UK) – Everything’s Gone Green (Factory – 1981)
Girl Band (Irlande) – Lawman (Any Other City – 2014)
The Cramps (USA) – Human Fly (Vengeance Records – 1978)
Baader Meinhof (UK) – GSG 29 (Hut Recordings – 1996)
Jette Von Roth – Meer (Roter Punkt – 2010)